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Patrimoine

Sur les traces du passé, à la découverte du patrimoine collois
En amateur d’histoire ou simple curieux, découvrez le patrimoine collois au fil d’une balade à travers les ruelles du village et de ses alentours.
Au gré de vos envies ou guidé par l’Office de Tourisme qui propose lors de visites guidées à thème la découverte des édifices les plus intéressants, vous rencontrerez un patrimoine parfois discret, qui retrace l’histoire de la commune.   

      
Le Château du Canadel
Cette bâtisse qui surplombe le bassin de l'Escours, est l'un des monuments les plus remarquables de la commune mais également l'un des plus anciens.
Au 11ème siècle, les moines de Lérins en construisirent la chapelle qui fut complétée aux 12ème et 13ème siècles par une abbaye. L’ensemble fut racheté par Jean de Villeneuve en 1569 et resta la propriété de cette famille jusqu’à la révolution, date à laquelle les révolutionnaires l’accaparèrent puis la mirent en vente.
De nos jours, le château est un bâtiment privé, qui comprend d’un côté des logements, de l’autre un hôtel-restaurant de prestige dénommé "L'Abbaye".
Il a néanmoins conservé sa tour à mâchicoulis, et surtout son cloître et sa chapelle tous deux inscrits, depuis 1927, à l’inventaire des monuments historiques.
Le porche du Canadel, en haut du chemin du même nom, était à l'époque l'ancienne porte cochère du château.
 
L’église Saint Jacques  
L’église Saint Jacques s’impose à l’entrée du village. Elle fût construite en plusieurs étapes à partir de 1580. Tout d’abord, existait une chapelle dénommée Chapelle Saint Jacques, dont il ne reste aujourd’hui qu’une porte au début de la rue Foch. Elle était le principal édifice religieux en venant de Saint Paul mais s’avèrera, au 16ème siècle, trop exigüe pour accueillir les nombreux fidèles.
On décida donc d’ériger une église dont la construction fut autorisée par le Roi Charles IX en 1572. Dans un premier temps, elle ne fut constituée que par la nef puis par le clocher, édifié en 1673. Le chœur et la sacristie furent rajoutés en 1835. Saint Jacques Le Majeur devint patron de la paroisse et lui donna son nom. Le cimetière qui resta contigu à cette église pendant plus de trois siècles, fut déplacé à la fin du 19ème siècle.
L’intérêt du bâtiment réside essentiellement dans sa façade de style renaissance avec ses deux pilastres et sa porte en noyer surmontée d’un fronton triangulaire datant de 1766.
Elle comprend également :

  • une huile sur toile "La Transfiguration"
  • des vitraux représentant Saint Jacques le Majeur, St Eloi et St Roch,
  • un orgue.
     

La Chapelle du Rosaire
À l’origine, la "Chapelle du Rosaire" était située rue Clemenceau (à l’emplacement de l’actuel magasin Casino). Il ne reste aujourd’hui que la porte de la bâtisse et son linteau. Sa construction avait été demandée en 1610 par une confrérie d’hommes laïcs dévoués aux pauvres, malades et mourants : les pénitents blancs.
Elle a été vendue après la révolution comme bien national et transformée bien plus tard en appartements. Au début du 19ème siècle, la Confrérie du Rosaire la remplaça par une nouvelle construction localisée boulevard de l’Hôpital, aujourd’hui rebaptisé rue de la Victoire. La porte en bois encadrée de pilastres en brique, s’ouvre sur la nef principale, laquelle est éclairée par deux ouvertures situées de part et d’autre sur les murs gouttereaux. D’une grande simplicité, l’intérieur est décoré de stalles, d’un retable de cinq tableaux et de quatre statues de saints.
 
     
L'ancien "Hôtel Dieu"
Un peu plus haut dans la rue de la Victoire se trouvent les vestiges de l’ancien "Hôtel Dieu".
Il ne reste aujourd’hui plus que la porte de l’hôpital qui fut construit au 18ème siècle pour répondre aux besoins de la population et notamment des indigents. Pour financer le projet ordonné par l’Evêque de Vence en 1723, on dut faire appel aux dons et aux legs. Monsieur Blancard, chirurgien, fit ainsi don d’une maison et d’un lopin de terre (situé rue de la Victoire), où l’hôpital put être créé. Marc Sue (oncle du grand père d'Eugène Sue) exerça comme l’un des premiers chirurgiens dans cet établissement qui fonctionna pendant de longues années pour être transformé dans les années 1960 en école, puis en appartements.
 

L'ancienne prison
Au 18ème siècle, la bourgeoisie colloise qui souhaitait s’imposer face à l’administration de Saint-Paul, réussit à obtenir, sous certaines conditions, l’autorisation de posséder sa propre police locale entraînant ainsi la création d’une prison. Elle fut installée à côté de l’hôpital et servit jusqu’au début du siècle essentiellement de cellule de dégrisement. Avec l’avènement des communes, elle fut tout comme l’hôpital supprimée et fut transformée en logements. Seule sa porte est de nos jours encore visible dans la rue de la Victoire.
 

Les autres bâtiments à l’extérieur du village
 
Chapelle Saint-Donat - 17ème siècle
Cette chapelle a été construite dans le quartier du Loup aux abords d’un chemin stratégique permettant de relier Vence à Grasse par St Paul et La Colle où l’on peut d’ailleurs encore apercevoir les vestiges d’un pont qui permettait le franchissement de la rivière. Très simple, elle ne comporte ni décoration, ni tableau.
 

Chapelle Saint Roch - 19ème siècle
Parce qu’ils venaient d’être épargnés par une épidémie, les collois décidèrent d’édifier une chapelle dédiée à Saint-Roch, saint thérapeute d’une grande charité qui avait marqué le 13ème siècle pour avoir consacré sa vie à soulager la souffrance des malades.
Elle a été bâtie à l’écart du village, sur un terrain provenant d’un legs, dans un secteur alors désert "Chemin de Fontfouranne", financée par les deniers de la paroisse et par souscription publique. Elle est de style classique, coiffée d’un mini clocher, au décor intérieur sobre, enrichi par deux tableaux dont un signé par C. Negre.
 
     
Chapelle Notre Dame de la Consolation
L’existence de cette chapelle non loin du chemin du Pré du Bar n’est relatée qu’à travers des actes datant du 16ème siècle, parmi lesquels le mariage de François Layet. Aujourd’hui, elle peut être vue par le chemin de Saint-Etienne face à la "calade".
          
 
Le Château de Montfort
Ce château, localisé dans le chemin de Montfort, a été construit en 1523 sous le règne de François 1er par René de Savoie, son oncle.
Il est composé d’un corps de bâtiment et d’une tour. L’intérieur en est remarquable et comprend notamment un escalier inscrit à l’inventaire des monuments historiques, une imposante cheminée conçue pour y faire cuire du gros gibier, et des plafonds à caisson.
La propriété est aujourd’hui privée.
    

Les puits et fontaines
En sillonnant les rues du village, les puits et fontaines parsemés ici et là attirent l’attention et rappellent qu’autrefois ces lieux de ravitaillement étaient aussi des lieux de rencontres et d’échanges. Le plus ancien situé place Saint-Giaume (aujourd’hui à l’angle de la rue Clémenceau et de la rue foch) date de 1633.
En 1677, la création de deux autres puits, l’un à côté de l’Eglise, place du Commandant Boeri, l’autre près de la porte du Canadel, rue Clémenceau, fut décidée.
La fontaine située place de Gaulle a été réalisée en 1940 sous la municipalité de Monsieur Honoré Teisseire. Elle porte la date du 28 août 1944, date à laquelle le village a été libéré.


Quelques célébrités :
Avant même que le village ne soit honoré par le passage d’un certain nombre d’artistes lors de la Fête des Roses (Luis Mariano, Gary Cooper, Michèle Mercier, Bourvil, Marina Vladi, Françoise Arnoux, Brigitte Bardot…), La Colle-sur-Loup avait déjà eu le privilège de compter parmi ses habitants des familles célèbres, telles celle de l’écrivain Eugène Sue dont nous connaissons notamment l’œuvre "Les mystères de Paris", et celle de l’artiste peintre Yves Klein, reconnu pour avoir été le pionnier d’un art pictural expérimental avec notamment ses monochromes "bleus".