10 °C
Environnement

Les espèces envahissantes

charancon.jpg
moustique.jpg
dpt06-proteger_frelon-1.jpg
processionnaire.jpg
jussie.jpg


LE CHARANÇON ROUGE DU PALMIER
Rhynchophorus ferrugineus est un coléoptère plus communément dénommé Charançon rouge des palmiers ou encore scarabée des palmiers. Il est le second insecte ravageur de ces arbres. Originaire d'Indonésie et du sud de l'Inde, il s'est peu à peu répandu vers l'ouest, du Pakistan en passant par l'Iran et l'Egypte pour arriver en France, et ce en une trentaine d'années. Dans notre pays c'est sur la côte méditerranéenne qu'il est arrivé en 2006 où depuis il s'étend de PACA jusqu'au Languedoc-Roussillon.

Reconnaître le Charançon rouge

  • Les larves s’implantent à la base des palmes, on y trouve aussi des cocons.
  • La larve est de couleur jaunâtre et peut atteindre environ 5 cm de long, elle n’a aucune patte. Elle tisse un cocon en fibres végétales dans lequel elle se transforme en insecte. Un charançon femelle pond de 200 à 300 œufs à la base des palmes.
  • Le charançon adulte est de couleur brun acajou avec des points noirs sur le thorax et un rostre bien développé. Il mesure de 2 à 4 cm. Dès que les températures dépassent les 20°C, le charançon rouge peut s’envoler et parcourir jusqu’à 7 km. L’insecte (larve et adulte) vit en colonie à l’intérieur du palmier où il détruit les tissus pour se nourrir.

Contamination par le Charançon rouge

  • Le charançon attaque principalement le cœur de l’arbre et la base des palmes qui est alors rongée.
  • Le port du palmier est désaxé et les palmes naissantes sont desséchées.
  • Les palmes présentent des encoches et des cassures.
  • Les palmes s’affaissent, le cœur est détruit et des cassures apparaissent sur les palmes du cœur

Comment réagir en cas de contamination ?

  • Avertir immédiatement les services techniques de la commune au 04 93 32 83 25 ou par email : techniques@mairie-lacollesurloup.fr
  • Déclarer le cas infesté au Service Régional de l’Alimentation au 04 93 72 75 22 ou par email : sral-06.draaf-paca@agriculture.gouv.fr
  • Éradiquer les foyers d’infestation dans les 15 jours suivant le diagnostic par une entreprise enregistrée par la SRAL : soit par élimination de la partie infestée suivie de traitements insecticides ou fongicides, soit par destruction totale du palmier si le bourgeon terminal est atteint.

Les mesures préventives

  • Éviter la taille des palmiers de mars à octobre, période de vol de l’insecte.
  • Utiliser un cicatrisant pour recouvrir les plaies de la taille.
  • En cas d’achat et de plantation de palmier, vérifier l’état sanitaire des plants et refuser tout cas suspect, appliquer une période de quarantaine d’un an minimum en inspectant régulièrement les végétaux notamment en provenance d’Espagne ou d’Italie.
  • Surveiller la présence de charançons en installant un réseau de pièges

NOUVEAU AVRIL 2018 - L'action de la CASA

La Communauté d’Agglomération Sophia Antipolis a lancé une opération de distribution de pièges à charançons rouges auprès de ses communes et de la population. Depuis le 6 avril déjà plus d’une centaine de pièges ont été demandés par les particuliers. Ces pièges biologiques sont associés à une phéromone et rendent les autres moyens de lutte encore plus efficaces. Par conséquent, ce dispositif est complémentaire aux moyens de lutte réglementaire.

Comme pour les autres communes, le prestataire de la CASA installera gratuitement le dispositif à votre domicile et vous formera à son utilisation. En contrepartie, vous vous engagez à nettoyer le piège, comptabiliser les charançons mâles et femelles capturés et les communiquer via le site internet dédié chaque semaine.

Si vous souhaitez vous engager au côté de la CASA, faites la demande d’un dispositif en envoyant vos coordonnées (nom, adresse précise, téléphone, mail) accompagné d’un justificatif de domicile à l’adresse suivante : environnement@agglo-casa.fr (opération réservée aux habitants de la CASA).

Renseignements :
Service Régional de l’Alimentation :
04 93 72 75 22 ou sral-06.draaf-paca@agriculture.gouv.fr ou https://casa-infos.agglo-casa.fr/content/se-mobiliser-contre-le-charancon-rouge
Fédération Régionale de Défense contre des organismes nuisibles :
04 94 35 22 84




LE MOUSTIQUE TIGRE
C'est le "fléau" estival... avec les chaleurs, le moustique est de retour ! Pour s'en protéger, la première des mesures à prendre, c’est d’être vigilant sur tout ce qui peut servir de "gite larvaire". On trouve des larves dans toutes les collections d’eau où peuvent pondre les moustiques : marécages, creux d’arbres, vieux pneus… Les eaux doivent être calmes (ce qui exclue la mer, les lacs aux eaux trop agitées, les rivières aux eaux trop vives,…), et les larves doivent pouvoir s’y nourrir (planctons…)
Mais il peut suffire aussi d’un sol humide, immergé plus de 3 semaines à la bonne saison, soit par une pluie abondante (10 mm/m²), soit par un phénomène accidentel (inondation, travaux).

Plus ponctuel encore, en particulier en milieu urbain, mais tout aussi accueillant pources nuisibles :

  • les jardins privés et, à plus grande échelle, les jardineries professionnelles, où l’on arrose généreusement des pots sous lesquels des coupelles retiennent l’eau qui stagne,
  • les canalisations d’eaux usées,
  • les travaux, chantiers où se forment des collections d’eau,
  • des gouttières mal entretenues…

… bref, la pluie se trouve être le meilleur générateur de ces "gîtes larvaires", véritables nids à moustiques qui permettent la prolifération de ces derniers par milliers.
En somme, il est déjà possible d'empêcher la prolifération des moustiques en prenant les mesures simples suivantes :

  • Évacuer l’eau qui s’accumule dans les gouttières
  • Vérifier que les conduits d’eau ne sont pas obstrués
  • Se débarrasser de tout objet qui pourrait retenir de l’eau dans l’environnement extérieur (pneus usagés, boîtes de conserve, vases, bidons, bâches, gouttières, poubelles à ciel ouvert, brouettes…)
  • Changer l’eau des vases à fleurs au moins une fois par semaine
  • Défricher et nettoyer régulièrement les terrains inoccupés
  • Veiller à ce qu’il n’y ait pas de rétention d’eau dans les assiettes sous les pots de fleurs
  • Pour les récipients impossibles à vider (puits, collecteurs d’eau de pluie ouverts…), on peut les couvrir hermétiquement avec de la toile moustiquaire ou, à défaut, recouvrir cette eau d’une fine couche d’huile : les larves ne peuvent plus respirer et meurent.

L’EID Méditerranée
L’EID est un organisme mandaté par le Conseil Départemental des Alpes-Maritimes et en liaison avec le Ministère de la Santé. Il assure une veille entomologique de l’Aedes Albopictus (le "moustique tigre") au niveau de notre département.
Pour le domaine public, une veille s’effectue par pièges pondoirs sur les grands axes de circulation et des tests de pénétration du biocide. Pour les particuliers, l’EID Méditerranée intervient gratuitement. Il est plus efficace de traiter un voisinage entier qu’une seule habitation.
Contact : numéro vert 0800 740 606, appel gratuit depuis un poste fixe et www.albopictus.eid-med.org



LE FRELON ASIATIQUE
Depuis l’introduction accidentelle du frelon asiatique sur le territoire national en 2004, sa présence progresse de façon très importante. Cet insecte représente une menace pour l’équilibre environnemental en affaiblissant, voire détruisant, les colonies d’abeilles si essentielles à la fonction de pollinisation et au maintien de la biodiversité.
Afin de ne pas laisser à la seule charge des particuliers la lutte contre cette espèce invasive, le Département des Alpes-Maritimes a lancé depuis 2015 une campagne de destruction des nids de frelons asiatiques.
Les opérations prises en charge par le Département sont réalisées par des entreprises spécifiquement mandatées et sont entièrement gratuites pour les demandeurs. Toutefois les interventions d’urgence restent du ressort des services de sécurité.

COMMENT RECONNAÎTRE LE FRELON ASIATIQUE ?

  • À dominante noire avec une large bande orange sur l’abdomen, tête orange vue de face, pattes jaunes aux extrémités.
  • Mesure environ 3 cm de long (plus petit que le frelon européen).

Attention
Ne confondez pas le frelon asiatique avec :
Le frelon européen
Très utile, grand prédateur de moustiques
Abdomen à dominante jaune clair, avec des bandes noires
Thorax et pattes noirs et brun-rouge
Taille : environ 4 cm
La guêpe
Plus petite que le frelon
Mesure entre 1 et 2 cm

POURQUOI DÉTRUIRE LES NIDS DE FRELONS ASIATIQUES ?

  • Impact important sur la mortalité des abeilles domestiques et autres insectes pollinisateurs
  • Prédateurs redoutables pour nourrir ses larves
  • Peuvent détruire un rucher en peu de temps
  • Activité réduite des abeilles en protection, affaiblissement et destruction de la colonie

QUAND FAUT-IL DÉTRUIRE LES NIDS ?

  • Entre la création du nid au printemps et la fin de l’automne.

À noter :
En hiver, les frelons sont morts, les reines sont parties hiverner.
Les intempéries de l’hiver devraient faire tomber naturellement le nid.
Au printemps, les reines reconstruiront de nouveaux nids. Les vieux nids encore présents ne seront pas recolonisés.


VOUS AVEZ REPÉRÉ UN NID DE FRELONS ASIATIQUES

  • S’il n’y a pas de danger sur les personnes

Contactez directement le Conseil Départemental des Alpes-Maritimes :
04 97 18 73 55
frelon-asiatique@departement06.fr

Que se passe-t-il ensuite ?
1ère intervention sur le terrain sur rendez-vous par un expert mandaté.
S’il y a confirmation de l’espèce et de la faisabilité technique
2ème intervention sur le terrain sur rendez-vous par une autre entreprise mandatée pour la neutralisation du nid à la tombée du jour, son décrochage, sa destruction complète et son enlèvement.
Attention :
Le dispositif du Département ne couvre pas les questions de secours, aussi, aucune intervention n’aura lieu en urgence.
S'il y a danger sur les personnes, contactez les pompiers, seuls habilités à évaluer la situation.
Les risques sur les personnes sont très rares, veillez à ne pas abuser du numéro d’urgence.

À noter :
Le dispositif de lutte contre le frelon asiatique est financé par le Département, aucun dédommagement ne vous sera demandé par les entreprises.



LA PROCESSIONNAIRE DU PIN
La processionnaire du pin est une chenille très urticante et parfois mortelle pour des animaux domestiques.
L'INRA a élaboré un court document accessible en ligne, en collaboration avec les partenaires du sujet (Plante et Cité, Onema dans le cadre du plan Ecophyto, et avec le partenaire Hévéa), afin de la  reconnaître et de comprendre son cycle pour s'en éloigner, s'en protéger ou entamer de bonnes pratiques de lutte.
Le document présente :

  • le cycle de vie de la processionnaire du pin,
  • les risques sanitaires, les bons gestes en cas de manipulation,
  • les risques de confusion avec d'autres papillons,
  • des fiches techniques : le piégeage des papillons, celui des chenilles, les luttes microbiologique et mécanique, la gestion paysagère et sylvicole empêchant sa propagation, et l'élevage des mésanges !

Pour plus d'efficacité, la lutte doit combiner plusieurs méthodes : aussi, un calendrier annuel des saisons donne la chronologie précise de l'ordre des interventions.
Enfin, les dernières pages illustrent les recherches en cours, listent les sites web pour s'informer, montrent des photos de matériel et l'accès à ces matériels.




LA JUSSIE

Originaire d’Amérique du Sud, la Jussie est une plante accidentellement introduite en France au XIXe siècle comme agrément pour les bassins et aquariums.
En moins de 200 ans, cette belle exotique est devenue envahissante et dangereuse pour de nombreuses zones humides, provoquant d’importantes perturbations dans les cours d’eau en en modifiant la flore et altérant la faune aquatique.
Dans les Alpes-Maritimes, la Jussie est présente sur la Siagne, la Brague, la Cagne, le Défoussat et le Malvan.

Il est rappelé que les propriétaires doivent entretenir leur vallon.
En ce qui concerne le nettoyage des vallons envahis par la Jussie (Défoussat/Malvan), une procédure spécifique est mise en place :

  • période d’entretien : de mai à septembre
  • tout curage de vallon envahi par la jussie doit faire l’objet d’une autorisation préalable de la Police de l’Eau :  l’Office National de l’Eau et des Milieux Aquatiques (ONEMA). 
    Pour ce faire, contacter la mairie de La Colle-sur-Loup (Services Techniques : 04 93 32 83 25 - choix 1) qui transmettra au Syndicat Intercommunal d’Intérêt Commun (SIIC) en charge de l’entretien des cours d’eau des communes de Saint-Paul de Vence et La Colle-sur-Loup.

Conformément à la règlementation en vigueur, toute infraction constatée donnera lieu à des poursuites pénales.